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lundi 9 octobre 2006

Les carburants verts sont ils vert ?

A croire qu'il y a subitement le feu au pot d'échappement. Le groupe de travail sur la filière flexfuel vient à peine de rendre son rapport qu'on ne parle plus que de ça. Thierry Breton, le ministre de l'Economie, a annoncé que le gouvernement mettra en place des pompes à essence verte fournissant du biocarburant dès 2007. De quoi submerger la France de champs de betteraves ou de blé...
Selon le rapport, le volume des exportations de la France en céréales et en sucre de betterave représenterait déjà l'équivalent de «70 % des besoins annuels d'essence pour les voitures particulières».
Avec 85 % d'éthanol mêlé à l'essence, le flexfuel est le carburant le plus vert de tous. Il est une façon polie d'imposer aux pétroliers l'ajout d'éthanol dans leur essence. Car, du fait de la «diésélisation» du parc automobile français, les raffineries sont déjà en surproduction et les pétroliers préféreraient ne pas mélanger leur essence.
En Europe, la directive de 2003 impose un tout petit 5,75 % de biocarburants dans nos réservoirs d'ici à 2010. La France, elle, imposera ce mélange dès 2008, 7 % en 2010, puis 10 % en 2015... Les écologistes doutent du bilan écologique de l'essence verte. Elle permet de moins émettre de gaz à effet de serre, mais la culture intensive de blé, de betteraves ou de colza n'est pas anodine pour l'environnement. Sans compter que le pays ne dispose pas de la surface cultivable nécessaire pour alimenter les réservoirs de 36 millions de véhicules.

1 commentaire:

NM a dit…

Pourquoi l’éthanol Brésilien est-il compétitif ? Quel est le bilan énergétique de l’éthanol?
Le secret de l’efficacité du modéle brésilien réside dans le choix de la matiére premiére qui est utilisée, en l’occurence la canne à sucre.
La canne à sucre est de loin l’input le plus adapté : il permet un double usage compétitif.
1 tonne de cannes = 750 Kg de melasse, soit 100 litres d’éthanol + 250 Kg de bagasse, soit 220 kwh d’électricité (alimentation de la station de raffinage + revente du surplus de production kWh, référence actuelle du site de Bois Rouge à la Réunion).
Le bilan énergétique de l’éthanol produit à partir de canne à sucre est ainsi très positif puisqu’il n’y a pas besoin de pétrole. La combustion de la bagasse (qui alimente des turboalternateurs à haute pression) permet de produire plus d’électricité que ne nécessite le fonctionnement de la distillerie. Le surplus d’électricité produit peut ainsi être vendu à un opérateur.
Les conditions géographiques et sociales au Brésil sont très favorables :
- Coût de la main d’œuvre < US, Canada et Europe
- Climat favorable à la culture de la cannes (région de Sao Paulo)
Les autres inputs alternatifs (mais, blé et betterave) ne présentent pas les mêmes avantages énergétiques :
rendement en éthanol inférieur, pas de résidu pour alimenter un business model d’énergie complémentaire (pas d’autonomie énergétique de la station de raffinage et pas de revenus sur la revente de kWh excédentaires).



La France s'oriente enfin vers une politique énergétique tournée vers le respect de l'environnement et en faveur d'un partage des revenus, issus de la production de carburants, plus équitable.
L'éthanol, produit notamment à partir de la canne à sucre permet à des pays en voie de développement de redynamiser leur économie agricole. 1 hectare consacré à la culture de la canne peut faire vivre indirectement jusqu'à 5 personnes.
Donc rouler à l'éthanol c'est permettre faire un geste pour l'environnement mais aussi en faveur du développement durable dans des pays moins favorisés.
Il y a aussi un business rentable derrière la production d’éthanol. En effet, 1 litre d’éthanol coûte aujourd’hui 0.23 $ à produire (coût constaté au Brésil à partir de la canne à sucre). Cela correspond à un équivalent de 30$ le baril de brut. Or le baril côte actuellement environ 60$...

La production de biocarburants (éthanol et biodiesel) a dépassé les 33 milliards de litres en 2004, c’est à dire 3% des 1 200 milliards de litres d’essence consommés sur la planète. L’éthanol a fourni 44% de tous les carburants (non diesel) pour véhicules automobiles consommés au Brésil en 2004 et a été mélangé avec 30% de toute l’essence vendue aux Etats-Unis (REN21, 11/2005).
Depuis 25 ans, le Brésil est en tête des pays du monde qui font la promotion des biocarburants. Toute l’essence vendue doit être mélangée à de l’éthanol et toutes les stations services doivent aussi bien vendre de l’éthanol pur, que des mélanges à base d’éthanol. A l’instar du Brésil, l’autorisation de combiner les biocarburants et les carburants automobiles a été votée dans au moins 20 états et provinces du monde ainsi que dans deux pays : la Chine et l’Inde

http://blog.ethanol-energy.fr
NM